Remontées capillaires explications

Plusieurs facteurs

Qu’est-ce qu’une remontée capillaire?

  • C’est une migration permanente d’eau depuis le sous-sol 24h/24 et 365 jours par an.
  • Elle s’effectue au niveau du bas des murs de l’ensemble des bâtiments, murs de façades, murs de refend, cloisons, sols intérieurs et extérieurs.
  • Son débit d’évaporation dépend de la température et du taux hygrométrie de l’air.

Les remontées capillaires se manifestent sous forme de taches sombres d’humidité, d’efflorescences et provoquent des dégradations comme le décollement des revêtements, le cloquage des enduits, le creusement des joints. Leur hauteur variable est fonction du pouvoir d’évaporation du matériau et peut atteindre 5m de haut. On remarque que la limite de l’humidité est en forme de vague. Cette humidité est présente dans toute l’épaisseur du mur et atteint la totalité du bâtiment tant les sols que les murs de façade, de refend et les cloisons.

La présence de remontées capillaires:

Elle est due à la réunion de 5 facteurs qui ne peuvent être dissociés :

  • L’absence d’arase étanche
  • Une eau chargée en sels minéraux
  • Un terrain avec des capillaires
  • Un passage d’eau sous le bâtiment
  • Une charge électrique

Le frottement de l’eau contre les matériaux du sol va créer une bande de fréquences qui va charger l’eau électriquement. Cette charge électrique va lui donner la force nécessaire pour monter dans les capillaires du terrain puis des murs et du sol.

Ces remontées capillaires sont continuelles dans les murs mais aussi dans le sol et cloisons…

L’absence d’arase et d’étanchéité aux fondations dans les bâtiments construits avant 1950 permet l’attirance électrique des molécules d’eau vers le haut. Les sels minéraux (nitrates, sulfates, etc…) présents dans les eaux souterraines, ainsi que les parois des capillaires vont également se charger électriquement, transformant le mur en une sorte de batterie.

Depuis quelques décennies déjà, les géophysiciens ont pu trouver que dans certaines zones de terrain parcourues par des cours d’eau souterrains (lacs souterrains, failles géologiques, terrains mettant en contact des couches géologiques de natures différentes) règnent des anomalies du champ magnétique terrestre, dues à d’intenses activités de champs électromagnétiques.

Lorsqu’une construction est située sur une de ces zones, on constate que l’intensité des champs électromagnétiques est plus forte qu’ailleurs. Ils ont pour effet de charger électriquement les murs.

On a constaté que, en présence de champs électromagnétiques sur un site, les tensions mesurées sur les murs pouvaient atteindre 400 à 500 mV. Cette tension paraît suffisamment élevée pour créer une force F capable de faire monter l’eau dans un mur jusqu’à parfois 2 mètres de hauteur, voire plus.

Cette force est bien plus puissante que la simple force capillaire (loi de Jurin) ou que la force électro-osmotique.

Lors de ces mêmes essais, on a pu constater que le fait de neutraliser ces champs électromagnétiques a fait chuter la tension initiale (qui était de 400 à 500 mV) et ce à chaque fois, après quelques heures de mise en place du système neutralisateur, stoppant du même coup les remontées capillaires.

Les champs électromagnétiques peuvent donc être considérés comme étant l’élément déclencheur des remontées capillaires.